Tout sur les naufrages
Archéologie sous-marine (équipement de plongée et pratique)
Les plongeurs qui vont dans les eaux du fleuve
Saint-Laurent utilisent une combinaison protectrice en néoprène fait de
tissu en caoutchouc extensible qui les protège de l’eau froide et des
éléments. Les plongeurs peuvent également utiliser une combinaison
isothermique, qui permet à l’eau de pénétrer dans une couche entre la
peau et la combinaison pour ensuite être chauffée par le corps, ou une
combinaison étanche, qui ne laisse pas entrer l’eau.
On entrepose l’air dans des réservoirs faits d’aluminium ou
d’acier que les plongeurs tiennent sur leurs dos avec des courroies. Un
réservoir peut contenir quatre-vingts pieds cubes d’air sous 3 000 livres de
pression. On mesure toujours la quantité d’air en pieds cubes, même dans les
pays qui utilisent le système métrique. Un régulateur contrôle le débit d’air
qui va du réservoir au respirateur buccal. Les plongeurs utilisent l’air à des
taux différents, selon la taille et le poids de leur corps, selon qu’ils soient
calmes ou nerveux et selon la profondeur de la plongée.
Avant la venue de la technologie SCUBA (appareil respiratoire
sous-marin autonome), les plongeurs respiraient avec l’aide de tubes et de
boyaux qui étaient attachés à des pompes à la surface. Vêtus de gros casques de
métal et de combinaisons en toile caoutchoutée, les plongeurs étaient limités
dans leurs plongées par la longueur du boyau.
Le papier et les crayons ordinaires ne fonctionnent pas sous
l’eau, les plongeurs utilisent donc des crayons mécaniques spéciaux, fixés par
un cordon élastique à une tablette en fibre de verre, de plastique ou de
plexiglas. Du « papier » synthétique spécial fait de mylar permet aux plongeurs
de prendre des notes pour des recherches ultérieures.
Les détecteurs de métal sous-marins aident les plongeurs à
trouver des objets en métal tels que des clous, de pièces de moteur et des
chargements. Les rubans à mesurer permettent aux archéologues plongeurs de
prendre des notes précises quant à la grosseur des objets et la distance entre
eux. Parfois, on utilise des systèmes numériques de pointe pour recueillir de
l’information. Lorsque l’eau est profonde ou que les conditions ne sont pas
favorables, il existe une option excitante : l’utilisation d’un VTO (véhicule
téléopéré). Ce véhicule submersible peut descendre recueillir de l’information
telle que des photos, des mesures et des vidéos que les chercheurs peuvent
utiliser à la surface.
Toutefois, les pièces d’équipement les plus importantes pour
les archéologues sous-marins sont leurs yeux. Les plongeurs dépendent de ce
qu’ils voient et observent pour demeurer en sécurité, pour les aider à trouver
l’endroit d’un naufrage et pour recueillir de l’information.
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